Diplômée de Sciences Politiques, après avoir été au premier Ministère de la Condition Féminine avec Françoise Giroud,
Michèle Decoust collabore pendant sept ans à la revue Autrement, où elle est en charge de la collection
« Monde ».
C’est en enquêtant pour le numéro « Australie » de cette collection, qu’elle tombe amoureuse de ce continent, puis d’un homme qui
la fera tout quitter, et l’embarquera sur son bateau de pêche pendant trois ans, le long des côtes les plus sauvages de l’Australie. C’est
là, confrontée aux grands chalutiers, prédateurs des océans, qu’elle aura sa première prise de conscience écologique.
Elle se retrouvera deux ans plus tard en Arizona, sur le projet écologique futuriste Biosphère 2 (mini-terre sous cloche qui hébergera
huit personnes en système clos pendant deux ans, qui recycleront leur eau, leur air et leurs déchets), dont elle sera la cinéaste tout le temps
de la construction. Elle reliera alors l’écologie holistique à la science, et la science à la conscience (le groupe de Biosphère 2 est aussi un
groupe de travail sur soi)
De retour en France, elle fait le récit de ses aventures soit à travers des livres (L’Inversion des Saisons ; Australie, les pistes
du rêve ; Mon oncle d’Australie ; Le Rêve de White Spring ; Australie, la transversale sauvage), soit à travers des films qui se passent en
Australie, aux Etats-Unis… mais aussi à La Réunion, en Inde, et tout autour de la Planète ( Les Aventurières du bout du monde pour M6 ; Jane
Liddon, la dame du reef et Fous de surf pour Thalassa ; Bouddha et la Biosphère pour France 3 ; D’île en Planète pour RFO ; Le Dragon des
Mers pour France 2)
Les thèmes principaux de ses films et de ses livres, qui animent également sa quête de vie, tournent autour de l’écologie, au sens le plus vaste et profond de ce terme : Ecologie de la terre, du corps (elle est auteur d’une série de trois heures sur les plantes médicinales, Les Batailles de L’Or Vert pour France 5) et de l’esprit (A comme Ayurveda pour la chaîne Odyssée) …
…Car sans changement de conscience, personnel et collectif, rien ne sera possible.
Architecte Paysagiste de formation, Claire Chanut a toujours
adoré faire
vivre des lieux par des écrins de verdure toujours changeants. Ceci l’a amené à s’émerveiller devant la créativité et
la fécondité de la Nature ainsi que de notre Terre Mère.
La maternité fut également pour elle un éveil de conscience. En effet, après avoir souffert de stérilité pendant 5 longues années,
elle donne finalement le jour à Clara en janvier 1997." Au moment où j’ai eu ma petite fille dans les bras, j’ai été à
la fois transportée de bonheur d’être enfin Maman et aussi assaillie par la pensée d’autres Mamans à travers le monde
qui voyaient leurs enfants mourir de faim dans leurs bras ".
A partir de ce moment là, elle devient hyper sensible au sort des populations qui se retrouvent dans l’obligation d’émigrer, que ce soit
pour des raisons économiques, politiques ou écologiques, quand ce n’est pas les 3 à la fois. En remontant à l’origine de ces injustices, elle
prend conscience que la maltraitance des hommes était à l’image de celle de la Terre et de tout ce qui est perpétré contre le Vivant.
Ayant toujours été émerveillée par le processus de la photosynthèse qui est au cœur de la Magie de la Vie, elle décide de créer, en 2005,
l’association Fotosintesia qui finance plusieurs projets écologiques à Auroville et qui a produit, en 2009, « Auroville, une Terre pour demain. »
Cette première production est dans la droite ligne de l’intention fondamentale de Fotosintesia qui est de redonner la Vie, en conscience, à l’eau,
à la terre et aux semences : c’est en effet l’enjeu urgent pour notre Planète, afin d’assurer la survie et l’évolution de notre Humanité